| "Avorter à 20 ans. Décision intime" |
Suite du cycle "Sex and the University", organisé par le centre de planning familial Aimer à l'ULB. Ce mardi 3 mai, c'est le droit à l'interruption volontaire de grossesse qui est mis en avant, avec la projection du film "If These Walls Could Talk" et les témoignages d'anciens et actuels médecins, accueillants et animateurs d'Aimer à l'ULB, pionnière dans la lutte pour le droit à l'avortement. L'événement aura lieu dans la Salle Dupréel. Plus d'infos. |
| L'univers transmedia: une nouvelle façon de raconter des histoires |
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| Écrit par Elisa Vandekerckhove | ||||||
| Mercredi, 24 Mars 2010 14:21 | ||||||
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"Dans l'uniformité apparente de l'univers digital, s'offre à nous aujourd'hui un océan de possibilités. Le mix transmédia, c'est l'exigence du 360 associé à la valorisation inside d'un processus wiziwik totalement dématérialisé"...Voici une définition pour le moins obscure des Raconteurs, définition décalée et parodique bien évidemment! Même si les créateurs transmédia jouent avec des outils complexes et plus performants les uns que les autres, il est possible de définir le terme sans tomber dans une caricature informatico-nébuleuse. Transmedia: défintion Le terme transmédia est apparu pour la première fois aux Etats-Unis en 2003, dans un article écrit par Henry Jenkins et intitulé "Transmedia storytelling". Selon son analyse, le transmédia est une narration créée par plusieurs auteurs disparates qui mettent leur expertise en commun pour produire un contenu destiné à la distribution et ce sur plusieurs médias. En d'autres termes, on parle de transmédia lorsque une histoire est racontée sur différents médias (livre, bande-dessinée, Internet, télévision, portable, cinéma...) Il ne s'agit pas seulement d'une déclinaison de la même histoire sur plusieurs supports (on appelle cette technique le cross-média), mais plutôt d'une sorte de puzzle géant où chaque chapitre est conçu spécifiquement pour le média en question, et celui-ci, de façon autonome, enrichit l'histoire racontée, permet d'ajouter une pièce au puzzle. Un outil créatif et ingénieux Deux facteurs rentrent en compte dans le développement du transmédia. Un concept qui veut répondre à une demande Qu’on le veuille ou non, la multiplication des supports, l’influence de plus en plus grande des jeux vidéo, le développement foudroyant des réseaux sociaux, modifient considérablement notre façon de vivre et de raconter des histoires. Le concept est de taille et l'enjeu pour les marques est majeur: il répond aux nouveaux comportements de plus en plus fragmentés du public (induits par les nouvelles technologies) à l'heure où l'on utilise quotidiennement non plus un mais quatre écrans. De plus, et c'est une réelle révolution, les créateurs transmédia incluent le consommateur dans leur démarche. Le spectateur n'est plus seulement passif face à son écran, il devient acteur et joueur, peut interagir avec l'histoire, la modifier, la propager, etc. Concrètement, comment ça marche? Pour clarifier les choses, on pourrait dire que cette démarche créative s'applique de la manière suivante: on peut par exemple créer une première histoire sur le web sous forme de jeu participatif, puis avoir une série hebdomadaire à la TV et quotidienne sur le mobile (sur le mobile on trouvera par exemple des compléments à la série TV sur le passé des personnages) puis avoir une prolongation sur le web en faisant des appels à suite ou à suggestions pour la saison 2. Un des premiers exemples de projet qui s'apprarente au concept transmédia est apparu aux États-Unis en 1999, avant même que le terme ne soit officialisé. Il s'agit de "The Matrix". Henry Jenkins explique que les éléments clés de l'univers Matrix ont été divulgués de manière éparse à travers plusieurs médias. Tout d'abord dans les trois grands films d'action diffusés au cinéma, mais aussi à travers une série de petits courts-métrage animés diffusés sur le net et en DVD, deux collections de bandes dessinées, ainsi que plusieurs jeux vidéos. Il n'y a donc pas seulement eu une seule source permettant de connaître tous les détails de l'histoire mais bien plusieurs, sans pour autant que le spectateur/joueur/lecteur ne soit pénalisé s'il n'a pas eu accès aux autres médias. Un nouveau moyen de toucher les masses (pour la bonne cause) S'il est évident qu'au-delà de son aspect créatif, l'un des buts principaux du transmédia est d'augmenter l'audience grâce aux plusieurs canaux via lesquels celle-ci à accès à une histoire, et donc faire rentrer plus d'argent, la manière dont se tisse la structure peut aussi s'appliquer à d'autres causes que celle d'une simple histoire à commercialiser. C'est le cas pour "l'activisme transmédia". Il est toujours très difficile pour des organisations sociales, sans but lucratif, de se faire entendre et de propager leurs idées par les voies de diffusion classiques. C'est d'ailleurs un défi quotidien pour ces groupes associatifs de mobiliser les foules. Cela leur demande des ressources et une expertise considérable pour sensibiliser un public et l'inciter à agir.Le transmédia apparaît ici comme un réel moyen de diffuser leurs idées grâce à une approche sur plusieurs supports, ce qui permet efficacement de rallier les gens à une cause et leur donner l'opportunité d'agir et surtout d'interagir. Plusieurs organisations ont déjà utilisé cette démarche avec succès. C'est le cas pour le Human Rights Action Center, qui célèbre depuis plusieurs années la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et rassemble la population grâce à une variété impressionnante de moyens de communication: concerts, films, blogues, discours etc. Il semblerait donc qu'il s'agisse ici d'une vraie innovation, qui s'accorde parfaitement avec son temps. Un concept qui ouvre les portes d'un tout nouvel univers où la complexité et la richesse des contenus, l'union improbable entre créateurs d'horizons différents, la pluralités des formes et des supports utilisés ainsi que l'interaction entre créateurs et consommateurs, promettent au transmédia de devenir un médium qui conciliera diversité, qualité et rentabilité.
Video explicative sur le transmédia
Voir aussi autres articles sur le sujet (en anglais) : . Transmedia Storytelling: the Art of World Building
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