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"Les Flamands ne sont tout simplement pas demandeurs" PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sébastien Giron   
Jeudi, 25 Novembre 2010 10:57

Alors qu'ils pourraient avoir toutes les cartes en main pour colmater (en partie) la brèche linguistique qui divise le pays, les médias belges se cantonnent trop souvent à une information communautaire de base, sans s'intéresser à ce qui se passe chez le voisin. Par peur de s'apercevoir que l'herbe y est plus verte ?

Réponse avec Jean-François Lauwens, journaliste au Soir et spécialiste des médias.

 

 

Médias

 

 

SIC! : Quels rapports existe-t-il entre les journalistes flamands et francophones ?

Jean- François Lauwens : Il n'y a aucun soucis fondamental entre les médias du nord et du sud. Sur le terrain, la collaboration est même poussée et chacun discute volontiers avec l'autre, comme le feraient n'importe quels confrères d'une autre profession. Mais pas au point de franchir le cap de la collaboration, même si depuis Bye Bye Belgium, les choses bougent un peu.

 

SIC! : Qu'a apporté le docufiction de la RTBF ?

JFL :  Il a permis de se rendre compte que le point de non-retour n'était malheureusement pas loin. C'était un peu comme ouvrir une fenêtre que l'on avait condamnée depuis bien longtemps et se rendre compte de ce qu'il y a derrière. Une véritable prise de conscience a donc secoué les rédactions du pays et ça a débouché sur quelques collaborations, comme par exemple celle du Soir et du Standaard ou encore de la VRT et la RTBF.

 

SIC! : C'était impensable avant ?

JFL :  Oui ! Pendant très longtemps, il existait une rédaction commune entre les chaines publiques francophones et néerlandophones. Avec l'apparition de la VRT et de la RTBF, quelque chose de symbolique disparaissait. Si vous voulez, le seul endroit où le travail commun était naturellement possible disparaissait au profit d'entités distinctes. Donc oui, grâce à Bye Bye Belgium, on a pu découvrir tout ce que cela avait engendré.

 

 

 

(la suite du docufiction, ici)

 

SIC! : Comment expliquer le manque d'initiative commune, compte tenu de la situation actuelle du pays ?

JFL : Comme je l'ai expliqué plus tôt, sur le terrain tout va bien, c'est après que ça coince. Le conflit vient du fait que les journalistes flamands se sentent, en quelques sortes, porte-paroles de leur communauté et pas forcément de leur pays. En plus, ils ont en tête que les francophones sont dans le même état d'esprit ! Donc à partir de là, il est évident que tant les informations que la manière dont elles sont traitées vont être différentes entre les rédactions du nord et celle du sud. Et si le contenu et le contenant sont différents, il n'y a aucun intérêt à produire quelque chose ensemble.

 

SIC! : Nous ne vivons donc déjà plus dans le même pays ?

JFL : Oui, mais ça n'est pas vraiment nouveau. Culturellement, je dirais que l'arrivée de VTM a énormément changé les choses. La chaine privée donnait, pour la première fois à la télévision, une véritable identité au populisme flamand, avec sa musique, ses images, ses stars. Avant ça, des personnalités francophones comme Louis De Funes étaient aussi admirées en Flandres alors qu'aujourd'hui beaucoup moins, comme on a pu le voir récemment avec ce qu'évoque Philippe Geluck chez nos voisins du nord.

 

SIC! : C'est pareil ici chez nous. On ne connait presque rien des stars flamandes...

JFL : Mais je ne dis pas que les Flamands ont tort ! Moi-même, je ne connais pas ces stars qu'on aime définir comme "mondialement connues en Flandre". Si vous voulez, cette situation me fait un peu penser à la relation qui peut exister entre la France et la Belgique.

 

SIC! : Que voulez-vous dire ?

JFL : Les médias belges francophones se sentent, d'une certain manière, proches de l'actualité française. Tous les jours, on peut lire ou entendre ce qui se passe dans l'Hexagone. Mais est-ce que cela est vrai dans l'autre sens ? Pas du tout ! Hé bien avec les médias flamands, c'est la même chose. Depuis peu, les francophones s'intéressent aux nouvelles flamandes, mais l'inverse n'est vrai. Les Flamands ne sont tout simplement pas demandeurs et c'est tout à fait légitime.

 

image : cheneeculture.be

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