Pure FM change de face PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Thomas De Brouckère   
Vendredi, 03 Décembre 2010 16:01

Voilà sept années que Pure Fm inonde les ondes avec un succès mitigé. Depuis peu, la chaîne a lancé un nouveau logo et un nouvel habillage musical dans le but de redynamiser son produit. Voyons le pourquoi avec Céline Cocq, chargée des relations extérieures.


En l’absence de Rudy Léonet, le directeur de Pure FM, c’est Céline Cocq qui nous fait faire le tour du propriétaire. Cette jeune femme s’occupe quotidiennement de gérer la promotion et les relations extérieures de la radio « jeune » de la RTBF. C’est elle, qui va nous expliquer les raisons de tous ces changements au sein de la chaîne.

Journal SIC: Pourquoi avoir choisi de créer un nouveau logo et qui est derrière ce projet ?


Céline Cocq: C’est tout simplement parce que l’ancien date d’il y a 7ans déjà et Pure FM est une radio qui est destinée à avancer. Nous devons être à la pointe des tendances musicales mais aussi dans de nombreux autres domaines. Nous aimions beaucoup l’ancien mais il était un peu dépassé.
L’instigateur du projet, c’est Rudy Léonet, le patron de la chaîne, c’est lui qui a eu à la fois l’idée et l’envie de changer. Il s’est cependant concerté avec Francis Goffin, le directeur général des radios mais aussi avec les communicateurs des campagnes de pub, les chefs d’antennes et certains animateurs. C’est un véritable travail d’équipe.


Comment avez-vous procédé pour arriver à ce résultat on peut le dire, coloré?


Pour le créer, nous avons fait une étude sur toutes les marques qui ont de l’influence sur l’univers dans lequel nos auditeurs vivent, c’est-à-dire un monde de technologie, d’internet,… Nous avons donc décidé d’utiliser quatre couleurs comme d’autres marques le font. Je pense entre autre à Google, eBay, Microsoft. Dans la mode nous avons Murakami qui crée des modèles pour Vuitton, il utilise beaucoup de couleurs. Nous nous sommes rendu compte que cette multi-coloration, c’est une constante un peu partout. Au point de  vue de la typographie on voulait quelque chose de plus punch, de plus dynamique.
 Voilà c’est comme ça que notre nouvel emblème est né. C’est une agence nommée Tramway21 qui l’a créé, il avait déjà fait l’ancien. On voulait vraiment travailler avec eux parce qu’on ne désirait pas confier ce projet à quelqu’un qui allait balayer tout ce qui avait été fait auparavant. Mais le résultat est quand même totalement différent que celui d’avant. On reste néanmoins dans un esprit de continuité puisqu’on avait aussi travaillé avec eux sur différentes campagnes publicitaires.
Non seulement il y a un changement de logo mais il y en a aussi dans la programmation musicale.

Comment cette évolution se concrétise-t-elle?


Oui et il y en a aussi dans l’habillage musical. Nous voulions qu’il soit en phase avec le nouveau logo, De ce point de vue là; on voulait juste donner un petit coup de neuf.
 Sinon pour ce qui concerne l’évolution musical, il faut savoir qu’il y a deux changements. Le premier c’est au niveau de la programmation en elle-même. Mais ce n’est pas vraiment neuf, elle évolue depuis maintenant deux ans. On a entamé un changement qui est normalement définitif. En fait on s’adapte au marché musical. En effet certaines personnes nous reprochent qu’on ne passe plus assez de rock, mais il faut bien se rendre compte que ce style de musique n’est plus dominant à l’heure actuelle. C’est pour cette raison qu’on s’ouvre vers des musiques plus contemporaines, vers des Streets music comme on les appelle. La raison est simple c’est parce que c’est vers ce styles que les gens se tournent pour l’instant. Nous essayons donc de suivre le mouvement et même de le précéder. Ça c’était pour le premier aspect.
Ensuite vient le fait que nous nous sommes effectivement ouverts à des chansons qui sont plus grand public, comme Lady Gaga ou Katy Perry. On les passe dans notre programmation parce qu’elles sont là pour tirer le reste de la programmation. Si on passait uniquement des petits groupes belges, je crois qu’on resterait dans une sphère d’auditeurs très restreinte et peut être un peu pointue. Par exemple, si un auditeur fan de Katy Perry l’entend sur notre chaîne, il décidera peut être de continuer à écouter notre radio et donc découvrir par après d’autres groupes moins connus.
Donc pour résumé, notre démarche c’est de continuer à pousser les nouvelles créations, en passant des morceaux que personnes d’autre ne passe. Ensuite on mélange ça avec des musiques plus connues qui vont tirer la playlist. Je tiens d’ailleurs à préciser que 70% de notre programmation ce sont des morceaux qui ne passent que chez nous. Du moins sur les radios belges francophones.


Est-ce que cette évolution est réellement indispensable ou est-ce aussi un choix délibéré de vouloir tenter de nouvelles expériences?


C’est en effet un peu des deux. Notre directeur pense, et je crois savoir que c’est ce que pense la majorité des membres de Pure, que la musique populaire n’est pas forcément de mauvaise qualité et qu’il ne faut pas rester dans son coin. On nous a souvent reproché d’être un peu élitiste ce qui était sûrement le cas aux débuts de notre radio. Mais quand on sait que Pure FM ne compte que pour moins de 3% des parts de marché, on comprend que l’on veuille ouvrir cette radio à plus de monde. Et ça fait plaisir d’avoir un feedback des auditeurs qui disent qu’ils entendent les chansons qu’ils aiment mais que dans le même temps ils découvrent pleins de nouvelles choses. Nous voulions donc élargir le cercle mais aussi correspondre à la réalité d’aujourd’hui, où les gens sont moins centrés sur un seul domaine musical. Avant nous étions uniquement pop rock, maintenant on va plus vers du funk, du hip hop, de la house tout en essayant de garder une programmation de qualité. Et puis j’estime aussi qu’on se complète parfaitement avec Classic21 qui est une radio axée sur le vieux rock. Donc l’auditeur qui cherche des morceaux plus « old school », peut toujours se tourner vers celle-ci. Et s’il veut découvrir des nouveautés alors il peut se tourner vers nous.
 

Et quel retour vous avez de vos auditeurs, quels commentaires ?


On a fait des études sur notre public et pour être honnête c’est assez partagé. Pour ces études nous avions rencontré des fans de la première heure et des auditeurs occasionnels. Pour les premiers, c’est vrai qu’il y avait de la déception. Selon eux, leur radio a changé alors qu’ils avaient le sentiment d’appartenir à une communauté restreinte. Ils n’apprécient pas car ils avaient l’impression d’être au dessus de la masse en écoutant notre radio. Personnellement je ne trouve pas cette démarche très constructive même si je peux comprendre ce sentiment d’appartenance. Cependant on reste plus pointu que les autres, la preuve en est que nous avons perdu très peu d’auditeurs. Mais pour les fans du début, nous avons créé Pure FM2 qui est une radio diffusée uniquement sur le net. Celle-ci est plus proche de ce que nous faisions à nos débuts.
 

Et pour ce qui est des animateurs ou plus généralement de tous les membres actifs de Pure FM, que pensent-ils de ces changements ?


Pour le logo tout le monde est plus ou moins satisfait. Nos nouvelles émissions plaisent généralement à la majorité d’entre eux. Même si au début ce n’était pas évident, car certains étaient un peu réticents. Mais maintenant ils ont compris notre démarche. Nous avons par exemple lancé l’émission de Sylvestre Defontaine dans laquelle on passe des morceaux qui ne sont pas  diffusés en journée et vice versa. On se rend bien compte que celui qui écoute la radio le soir, n’est pas le même que celui qui nous écoute au boulot. En tout cas, nous gardons toujours notre originalité du début ce qui plaît à nos animateurs.
 

Si on regarde en arrière le chemin parcouru par Pure FM depuis 7 ans. Quel bilan peut-on tirer jusqu’à maintenant ?


En tout cas nous sommes en croissance au point de vue de l’audimat. On a dépassé la barre des 3% ce qui ne nous été jamais arrivé. De plus, il y a comme je l’ai dit beaucoup de changements dans la programmation et nous tentons de varier nos émissions. Pour Rudy Léonet et l’ensemble du personnel, la constante c’est que nous nous disons que si on stagne; on tombe dans le coma. Notre public cible c’est 18-35 ans, c’est un public qui, en 2010, vit dans un univers qui bouge tout le temps. Il est donc hors de question de commencer à rester sur nos acquis.
 

Et pour ce qui est de l’avenir de la chaîne ?


Pour l’instant il n’y a plus de grands changements prévus puisque nous venons à peine d’en entamer un. Quoiqu’il en soit, quand nous décidons de modifier quelque chose; ça se fait généralement lors de la rentrée avec les nouvelles grilles. Nous allons en tout cas essayer de couvrir les festivals de manière plus active. Pour se faire, nous augmenterons notre couverture sur le web  puisque nous avons maintenant un peu plus de moyen pour développer ça. Ce sera donc plutôt une évolution en ce qui concerne le contenu de notre site internet.

Commentaires
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Anonyme   |80.236.217.xxx |2011-06-01 16:26:16
tombée un peu par hasard sur cette interview, je la trouve full intéressante
(je vois mieux où Pure m'emmene, j'aimais deja cette optique bien observée,
mais maintenant je comprends mieux le pourquoi).

bonne continuation à tout
l'équipe, u rocks !
.elise.
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