Articles associés

Qui est en ligne ?

Nous avons 46 invités en ligne

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous sur FacebookSi vous voulez nous suivre sur Twitter

Statistiques

Membres : 144
Contenu : 1850
Liens internet : 3
Affiche le nombre de clics des articles : 2362607

Rédaction

. Se connecter
Faut-il se méfier des applications Facebook ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Annick Govaers   
Mercredi, 08 Décembre 2010 20:52
Les applications gratuites pullulent par milliers sur Facebook mais, depuis quelques mois, les applications payantes se font également de plus en plus nombreuses. Gadgets inoffensifs ou attrape-nigauds, ces petits programmes menacent-ils nos données personnelles ?
 
« Quelle Desperate Housewives es-tu ? », « Quel piercing t’irait le mieux ? », « Découvrez la face cachée de votre prénom », « Pour voir la vidéo censurée de Secret Story, clique sur J’aime » : autant d’applications gratuites sur Facebook que vous avez soit ignorées, soit testées par curiosité. Certains « Facebookophiles » vont même plus loin : ils s’adonnent à leur temps perdu à entretenir une ferme virtuelle (Farmville, la plus connue), ou à créer une ville imaginaire peuplées d’animaux (Petville)... Rien de bien méchant vous direz nous. Sauf que ces applications ont accès à vos données sensibles, et peuvent donc les revendre. Un profil Facebook est avant tout une marchandise. A chaque fois pourtant, une petite fenêtre de confirmation apparaît sur votre écran, demandant votre accord pour que l’application  accède à vos informations. Et comme la plupart des personnes… vous dites oui. "Ce comportement est très répandu parmi les internautes", confirme Olivier Markowitch, professeur de sécurité et cryptographie au département informatique de l’ULB. Écoutez-le :
 


Applications payantes : Facebook, le double jeu

À côté de ces jeux gratuits, apparaissent aujourd’hui de plus en plus d’applications payantes sur Facebook. Ici, une question éthique se pose : non seulement vos données sont collectées, mais en plus vous payez pour cela !
 
Écoutez à ce sujet Olivier Markowitch :
 


Si Mark Zuckerberg accepte certaines applications payantes sur sa plateforme, c’est avant tout pour une question de rentabilité. "Facebook est à la recherche constante de nouvelles voies de financement. Comme la publicité ne suffit pas, le réseau social accepte d'héberger certaines applications... en échange de quoi, il perçoit une rémunération", explique Olivier Markowitch. Toutefois, il n’est pas dans l’intérêt de Facebook d’accueillir n’importe quoi : « Le vrai fond de commerce de Facebook, ce sont ses utilisateurs. Si ceux-ci n’ont plus confiance, alors Facebook s’écroulera », assure-t-il. Pour rassurer ses internautes, le réseau social vérifie donc, mais contre payement, les applications qui le désirent, et leur attribue un label attestant de leur qualité. Un gage de confiance donc, mais encore faut-il faire confiance à Facebook pour examiner en profondeur lesdites applications…

Des protections alternatives
 
Des risques, il en existe bien. Les applications, en plus des informations disponibles sur votre profil, pourraient également demander l’accès à votre disque dur, ou même contenir des virus… Gare aux utilisateurs peu attentifs! Pour contrer ce manque de sécurité, un jeune Montois passionné d’informatique, Jean-Baptiste de Clerfayt, a récemment créé un petit logiciel d’alerte, intitulé Scanbook. Le programme souligne, sur votre profil Facebook, les applications potentiellement malveillantes. Le système, très simple à en croire son créateur, se base sur la mise à jour constante de la base de données : « Scanbook fonctionne par abonnement. Pour le moment, je répertorie, seul, les applications qui me semblent suspectes mais, à l’avenir, j’envisage de faire participer les internautes à ce classement », explique Jean-Baptiste de Clerfayt, le même qui avait prodigué ses conseils pour naviguer sur la toile en toute protection. Le jeune homme profite du vide sécuritaire sur Facebook pour lancer son commerce : l’abonnement s’élève tout de même à sept euros par mois, mais Jean-Baptiste de Clerfayt envisage de lancer d’ici peu une version gratuite de son "garde du corps" comme il l'appelle.

Attention : ondes radios sur écoute…
 
Les applications Facebook sont donc bien moins innocentes qu’on pourrait le croire. Plus alarmant peut-être : Facebook lui-même est peu sécurisé. Non seulement le site n’utilise pas systématiquement la connexion sécurisée "https", mais un compte d’utilisateur est aussi facilement piratable… « Une personne mal intentionnée pourrait facilement se brancher sur un réseau Wifi public (comme celui de la bibliothèque…) et écouter les ondes radios provenant de votre ordinateur. Il aurait ainsi accès à vos commentaires en direct, à votre mot de passe, etc. », prévient O. Markowitch. Autre danger : le cookie permettant de garder votre session active. Si vous cochez cet onglet, le pirate pourrait intercepter votre cookie et donc accéder à votre profil (et y poster ce qu’il veut…).

Écoutez Olivier Markowitch, expert en cryptographie, résumer les dangers sécuritaires de Facebook :
 


Les informaticiens vous invitent donc à la plus grande prudence lorsque vous surfez sur une connexion publique, et surtout à bien lire les pop-ups de confirmation, quitte à renoncer à l’application en cas de doute. En attendant, un jour peut-être, que le label Facebook se développe à grande échelle ou, mieux encore, que les applications deviennent open source, permettant ainsi aux internautes de vérifier la sécurité des applications en ligne.

 Crédit photo : Facebook, Wepday.com, Scanbook.org

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
Saisissez le code que vous voyez.

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
Web Design by MangoGem A Division of U.E.G.U.E.G. .Valid XHTML and CSS.