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Rencontre avec Didier Viviers, le nouveau recteur de l'ULB PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Annick Govaers   
Vendredi, 10 Décembre 2010 20:52

Nous avons rencontré le nouveau recteur de l'ULB quelques minutes avant la passation de pouvoir, vendredi à 18 heures ! Le journal Sic! a recueilli ses impressions et a retracé, avec lui, les grandes lignes de son programme.

C'est dans son tout nouveau bureau, joliment décoré, que nous retrouvons Didier Viviers. L'ancien doyen de la Faculté de Philo et Lettres, fraîchement élu par ses pairs mardi 7 décembre au poste de recteur de l'Université libre de Bruxelles, découvre petit à petit sa fonction. Il n'a pas perdu de temps : la table est encore encombrée de feuilles et d'annotations issues de sa (longue) réunion avec Pierre de Maret, recteur faisant fonction. Didier Viviers rassemble en vitesse les papiers qui traînent, un peu nerveux.  C'est qu'il ne sait pas ce qui l'attend à la cérémonie : "J'ai déjà assisté à une passation de pouvoir, mais comme il s'agit ici d'une élection un peu spéciale, je ne peux pas vous dire comment elle va se dérouler... Pierre de Maret m'a dit de me laisser faire, alors je vais suivre son conseil", lance-t-il avec le sourire.

À bientôt 48 ans, Didier Viviers aura gravi tous les échelons académiques : tout d'abord  simple enseignant et chercheur, il assumera différentes fonctions jusqu'à devenir le Doyen de la Faculté de Philosophie et Lettres. Un profil idéal pour prétendre à la fonction de recteur donc, même si  l'idée vient de ses collègues. Ce grand monsieur, aux cheveux poivre et sel, semble d'ailleurs surpris d'avoir gagné aussi facilement face à son collègue politologue Pascal Delwit (633 voix contre 173). "Ce qui m'a surtout frappé dans cette élection, c'est le taux de participation historique : 79,05 % ! Le vrai débat d'idées entre M. Delwit et moi-même est peut-être à la source de cette forte mobilisation". Pour la première fois dans l'histoire de l'université, les deux candidats ont mené campagne en utilisant les nouvelles technologies. Chaque aspirant-recteur a créé son site internet (voir celui de Didier Viviers), pour y présenter son programme. "Comme nous sommes dans l'université du libre examen, je voulais exposer mes idées à une majorité de personnes, également en dehors du corps académique. Internet m'y a aidé", explique-t-il. Mais M. Viviers pointe une autre explication au haut degré de participation... Pour lui, les professeurs (soit son électorat) ont voulu montrer leur attachement aux missions de l'université, que sont la recherche, l'enseignement et le service à la société : "Avec la démission de Philippe Vincke et ce qu'il s'est passé autour de cette affaire, le débat s'était fortement politisé. Une partie de l'université a sans doute craint qu'on ne s'occupe plus des valeurs fondamentales de l'ULB".

Écoutez-le à ce sujet.

Au programme : la collaboration

Parmi tous les pôles du programme de M. Viviers, intéressons-nous au volet "Enseignement", celui qui concerne le plus les étudiants.

  • Un Learning Center
Le nouveau recteur aimerait implanter un "Learning Center" sur les différents campus de l'ULB. Un... quoi ? "Un Learning Center serait un espace au sein de la bibliothèque où l'on pourrait lire ou préparer ses travaux. Des équipes pédagogiques, de coaching, seraient même présentes pour aider les jeunes". Concrètement, M. Didier envisage de libérer des espaces au sein de la bibliothèque (déjà bondée) des Sciences humaines, au Solbosch.
  • Les infrastructures

Les projets de construction d'un bâtiment pour les électromécaniciens et les informaticiens, et d'une bibliothèque des Sciences et des techniques, sont étudiés à la Plaine. M. Didier espère aussi, et cela lui tient à cœur, créer une "Maison des sciences de l'homme" : un espace où des chercheurs de disciplines différentes travailleraient de concert sur les mêmes problématiques. Car ce que désire Didier Viviers par dessus tout, c'est une meilleure coopération au sein de l'université : "L'interdisciplinaire est une valeur sûre qu'il faut soutenir ", assure-t-il. Comme on peut l'entendre dans l'extrait sonore suivant, M. Viviers s'appuie sur les initiatives existantes pour les promouvoir.

Quid du manque de kots ? Le recteur (en collaboration avec le futur président du CA) pourrait instaurer un système de réseaux, y compris dans le logement privé. Des solutions seraient notamment apportées aux garanties locatives (souvent exorbitantes).

  •  La réforme des programmes

Principal instigateur de la récente réforme des programmes au sein de la Faculté de Philosophie et Lettres, Didier Viviers est très heureux du résultat : "La refonte des ECTS (European Credit Transfer System) a généré beaucoup de dynamisme et de cohérence dans les programmes. L'offre de l'enseignement doit évoluer avec le temps, c'est logique. Or, dans l'ancien système aux crédits disparates, il était devenu impossible de changer un cours, car il manquait toujours un ECTS ici ou là-bas. Désormais, on peut se concentrer sur la pédagogie". M. le recteur ne souhaite toutefois pas exporter cette réforme dans les autres facultés : "Elles peuvent toujours reprendre certains éléments qui les intéressent, si elles le souhaitent, mais je ne vais rien leur imposer", insiste M. Viviers.

  •  Pas d'examen d'entrée

 "Je suis contre l'idée d'un test qui laisserait sur le carreau ceux qui échoueraient. Ça ne me plaît pas du tout", affirme Didier Viviers. Le recteur souhaiterait, par contre, travailler en collaboration avec les écoles afin de mieux préparer la transition entre le secondaire et l'université. Écoutez-le à ce sujet :

Pour M. Viviers, la solution serait d'organiser, en fin de secondaire, un test de compétences non disqualifiant permettant à l'étudiant de juger de son niveau par rapport au socle de connaissances requis à l'université. Une meilleure orientation du jeune devrait également être menée, "pour que l'étudiant ne se retrouve pas dans une section où il ne trouvera pas ce qu'il est venu chercher".

De belles idées, de grands travaux, des projets ambitieux... Qu'il ne reste plus qu'à concrétiser. 

Crédit photo : viviers.org, DR

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