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La RTBF ne participera pas aux Etats généraux ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stefania Lakatos   
Jeudi, 16 Décembre 2010 00:47

 

rtbfLes Etats généraux des médias d’information débuteront ce jeudi 16 décembre 2010 et dureront plusieurs mois. Organisés par le Parlement de la Communauté française, le but des Etats généraux est de synthétiser l'état des lieux des médias belges francophones.

Plusieurs ateliers seront organisés afin de redéfinir le fonctionnement de ce secteur en constante évolution mais qui rencontre également d'importantes difficultés. Il s’agira donc de s’accorder sur le futur de la presse écrite et des médias et ce, en présence de tous les opérateurs du secteur. Mais avant même que les discussions n’aient débuté, une polémique agite déjà la communauté médiatique car la RTBF a récemment déclaré, qu’elle sera présente mais qu’elle refuse de participer aux discussions.

La RTBF en justice

  La raison invoquée par la RTBF est la procédure judiciaire intentée contre elle par l'ensemble des éditeurs de la presse francophone, réunis au sein des Journaux francophones belges (Rossel: Le Soir, Sud Presse, L'Echo; IPM: la Libre Belgique et la DH; les Editions de l'Avenir: L'Avenir, Le Jour, Le Courrier). Ceux-ci considèrent que le site Internet rtbf.be possède trop de contenu écrit et que de ce fait, la chaîne publique, subventionnée par les services publics et chargée de diffuser de l’information radiophonique et télévisuelle, crée une concurrence déloyale face aux éditeurs de la presse écrite. Elle a donc été assignée en justice par les éditeurs de la presse quotidienne.

A cause de ce conflit, la RTBF estime donc qu’elle ne peut pas participer aux Etats généraux et débattre de sujets qui pourraient évoquer le développement numérique des différents médias, alors que la question est devant la justice. Elle a donc décidé d’écouter les débats mais de ne pas discuter avec les acteurs du secteur. Prétexte ou raison valable ? Selon Jean-François Dumont, secrétaire général adjoint de l’Association des journalistes professionnels (AJP), « nous pouvons supposer qu’il s’agit d’une analyse juridique, et que tant que le dossier est entre les mains de la justice, il vaut mieux rester en retrait sur toutes ces questions ». 

Trop de presse écrite

 La RTBF, dans son développement multimédia, possède un site Internet sur lequel elle met en ligne des émissions radiophoniques et télévisuelles mais également du contenu écrit. Le site comprend des dépêches d’agences, les textes retranscrits d'émissions radio, écrits par les journalistes mais également des textes originaux, productions spécifiques pour le site. Et c’est précisément à cause de cela que les éditeurs de la presse écrite quotidienne ont protesté, considérant que la RTBF créait une concurrence déloyale en utilisant son site Internet alors qu’elle bénéficie d’argent public, dotation de la Communauté française. Les éditeurs de la presse écrite « considèrent qu’il existe un déséquilibre entre partenaires puisque l’écriture, c’est leur business et non celui de la RTBF », explique M. Dumont.

Journalisme en ligne : concurrence ou enrichissement ?

 Mais la RTBF est-elle le seul média à sortir de ses attributions ? Si aujourd’hui, la presse écrite diffuse du son, de la vidéo et de l’image, « il est sans doute normal que la radio et la télévision fassent de la presse écrite », explique Jean-François Dumont.

Le conflit vient donc des contraintes économiques. Car la RTBF fonctionne grâce à de l’argent public alors que les autres le font uniquement avec leur propre argent.

Ce sera donc le rôle du législateur de régler le paysage médiatique du pays. Il sera « sans doute appelé à faire un arbitrage et à veiller à ce que les intérêts économiques des uns et des autres ne soient pas lésés », confie J-F. Dumont.

Même si le rôle de la RTBF se limite à informer les citoyens par le biais de l’audiovisuel, il est logique qu’un service public cherche à se développer sur l’ensemble des technologies et notamment sur le numérique. Selon M. Dumont « nous ne pouvons pas aller vers une interdiction aux médias de se développer sur le numérique, ce n’est pas réaliste ni concevable ».

Mauvais départ pour les Etats généraux 

 Dès le départ, avant même que les Etats généraux ne commencent, un média essentiel aux débats annonce qu’il va seulement y assister sans participer aux débats. L’AJP déclare regretter que le média le plus important de la Communauté française, ne serait-ce qu'en nombre de journalistes, soit simplement « au balcon ». L’association espère que la RTBF sera plus participative dans les ateliers qui n’évoqueront pas les développements numériques.

Outre le refus de la RTBF, les éditeurs de presse écrite ne sont pas vraiment enthousiastes, ayant peur que ces Etats généraux soient suivis d’un certain nombre de contraintes à leur égard. M. Dumont ajoute que « certains partis politiques au Parlement de la Communauté française ne sont pas très enthousiastes non plus ; on se dit donc que s’il n’y a que les journalistes et en particulier notre association qui est volontariste, cet événement ne s’annonce pas sous les meilleures auspices ».

Les éditeurs ainsi que les institutions ont malgré tout répondu à l’invitation du Parlement de la Communauté française et seront présents à l’ouverture ce jeudi 16 décembre. Mais il ne suffira pas seulement d’être présent pour faire évoluer la situation du secteur médiatique. 

 Stefania Lakatos

source image: radiovisie.eu

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