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Twitter au tribunal ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Manuela Amorim   
Vendredi, 17 Décembre 2010 14:49
Le quotidien britannique The Guardian, posait une question interpellante jeudi dernier. Est-ce qu'on peut twitter dans une cour de justice ?

 

The Guardian revient sur le cas de l'audience qui a décidé de la libération sous caution de Julian Assange, fondateur du site Wikileaks. Des journalistes ont tenu leurs followers au fait via le réseau Twitter.

 Les cours en Angleterre ont une position très stricte sur les dispositifs électroniques; même les dessinateurs ne sont pas autorisés, dans plusieurs cours du pays, à dessiner sur place, ils doivent le faire de mémoire, après avoir quitté la salle. Mais les journalistes présents à l'audience de Julian Assange n'ont pas agi subrepticement. Le juge en charge de l'affaire, Howard Ridle, a décidé d'assouplir règle cette fois-ci et a expressément autorisé l'utilisation de dispositifs électroniques pour la couverture de l'affaire Assange.

 Dans le cas de Julian Assange, dans cette audience du moins, il n'y avait pas jury impliqué dans la prise de décision, ce qui minimise les impacts éventuels de la propagation d'infos via le net. Mais, comme le rapporte The The Guardian, aux États-Unis, des juges ont déjà par le passé - en mars 2009 on parlait même d'une mode dans la couverture des affaires judiciaires par Twitter- autorisé les journalistes à twitter dans le cadre d'affaires criminelles, cette fois. Or, les jurés pourraient être influencés par les tweets qui circulent. Le journal rapporte le cas d'un juré qui a été attrapé la "main dans le sac": il demandait l'avis de ses followers sur Twitter...

La Cour sens dessus dessous
Un journaliste, Jon Ronson, qui écrit également des chroniques pour The Guardian, a twitté qu'il était "Jaloux qu'il soit possible de twitter à l'audience d'Assange. Une fois, mon télépone a sonné [...] et j'ai presqué été mis en prison." Twitter n'a pas été considéré comme du broadcasting, de l'émission par Lord Judge, Président de la Haute Cour d'Angleterre et du Pays de Galles et par conséquent chef de la magistrature, qui considère néanmoins que, vu que les tweets restent en ligne et sont donc consultables par les jurés, des influences négatives ne sont pas à exclure. Ainsi, même si le journaliste prend toutes ses précautions dans son compte-rendu, les réactions que les tweets peuvent susciter, elles, ne le feront peut-être pas, ce qu'on peut comparer par exemple aux commentaires laissés par les internautes sur bon nombre de sites d'information: souvent, les réactions sont très tranchées, voire insultantes et malgré toute la modération mise en place, les opinions exprimées peuvent être très "limite". Pour le cas des jurés, la brève du Guardian évoque le cas classique d'une précédente inculpation que le juge écarte mais dont on parlerait des médias et qui pourrait influencer le débat malgré tout.
Sur le plan juridique, l'influence sur les jurés n'est pas le seul problème qu'on pourrait rencontrer. Dans cette analyse juridique d'autres dangers, comme le fait que les tweets sont des messages très courts, si les journalistes ne peuvent taper que 140 caractères, comment pourraient-ils écrire un compte-rendu juste et précis ? Il y a un réel risque de voir les tweeteurs choisir les passages les plus croustillants. De plus, le côté live est assez contradictoire avec la précaution qui est de mise dans des affaires judiciaires.


La Belgique et la France plus conservateurs ?

En Belgique, par contre, si des tweets concernant des affaires en cour d'assises existent, il s'agit en fait d'un dédoublement du fil info des sites de journaux. Ainsi, le tweet du soir annonçant le verdict de culpabilité rendu par le jury pour Laurent Oniemba et Junior Pashi dans une affaire de meurtre renvoye en fait à un article de la rédaction en ligne qui écrivait elle-même d'après une dépêche Belga. En France également, les tweets concernent des verdicts, pas des développements en direct depuis les débats à la Cour.
Une explication assez simple vient du fait que Twitter est beaucoup moins implanté dans le monde francophone que dans le monde anglo-saxon. Et, s'il est vrai que les journalistes auraient pu se servir de leurs gsm (ce qui se passe parfois en cachette) pour envoyer des sms ou des mails, la culture du temps réel à encore des progrès à faire dans nos contrées. Ou pas, vu les dangers que cela comporte. Ainsi, une étude d'août 2010 sur Twitter classait, entre autres, les pays qui avaient produit le plus de tweets. Sans surprise, les Etats-Unis dominent le classement, avec le Brésil et l'Indonésie. Dans le top 10, les seuls pays d'Europe qui y figurent sont la Grande-Bretagne (5ème), les Pays-Bas (8ème) et l'Allemagne (10ème). On pourrait argumenter qu'il s'agit précisément de pays partageant une langue germanique.
Cette retenue -toute relative vu que le comportement est interdit alors que dans les cas relatés il avait été expressément autorisé- des journalistes en Belgique et en France peut être mise en relation avec la -également relative- absence de tabloïds dans ces deux pays.

Peut-être sommes-nous encore à l'abri du temps réel à tout prix dans le journalisme pendant un petit temps. Mais vu la propagation des fils infos et autres développements multimédia live reste à plaider pour des règles claires en la matière.

 

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