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Les médias sont-ils libres?

"Les médias sont-ils libres ?", c’est la question à laquelle tenteront de répondre Jean-Jacques Jespers (ancien journaliste et professeur à l’ULB), Michel Collon (journaliste indépendant) et Thierry Fiorilli (éditorialiste-journaliste au quotidien “Le Soir”) au cours d'une conférence-débat ce 26 avril à l’Université Libre de Bruxelles. Plus d'infos

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Attac-ULB : de la difficulté d'être "anti-pub" en 2011 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par JARRY Martin   
Jeudi, 03 Mars 2011 22:50

La publicité sur les campus est une réalité. Si pour une majorité d'étudiants, elle fait aujourd'hui partie de leur quotidien, certaines associations ont décidé de s'engager contre. Attac-ULB est l'une d'entre elles. Mais si cette organisation se déclare ouvertement anti-pub, elle reste cependant consciente que la publicité  est une composante importante de notre mode de vie, et plus particulièrement encore chez les étudiants. 

Les campus comptent, logiquement, parmi les lieux les plus fréquentés par les étudiants. Et comme tout lieu public concentrant un grand nombre de personnes au même endroit, elle attire les annonceurs de publicité, qui y voient le moyen d’exprimer leurs idées de la manière la plus large possible. Mais cela n’est pas sans déplaire, notamment auprès des associations étudiantes engagées politiquement à gauche.

Philippe Santini Attac-ULB université publicité

C’est le cas d’Attac-ULB et de Philippe Santini, militant altermondialiste au sein de l’organisation. La discussion s’engage autour des abris-bus, qu’il appelle avec un brin d’ironie "les abris-pubs. Celui de l’arrêt ULB en est d’ailleurs un magnifique exemple", ajoute-t-il, avec un sourire malicieux. Mais du côté d’Attac, on privilégie d’abord les solutions diplomatiques plutôt que l’action. Mais cela ne les empêche pas d’avoir un avis très critique sur la question publicitaire. Selon Philippe Santini, le rôle de l’université ne devrait pas être de promouvoir les publicités en tout genre, en son sein. "D’autant plus à l’Université Libre de Bruxelles, qui est comme chacun sait, l’université du libre examen. Mais malgré cela, la publicité commerciale y fleurit un peu partout", ajoute-t-il.

Promouvoir les boissons, la nourriture et la banque.

Un peu partout, cela signifie en réalité que plusieurs endroits stratégiques sont particulièrement ciblés. Il y a notamment un espace réservé pour des affichages, situé aux abords de la faculté. Il y a aussi les distributeurs de boissons, disséminés dans les locaux, le long des innombrables couloirs que compte l’université. Sans oublier l’espace de restauration, où se mêlent les publicités des cafétérias et les publicités faites par les étudiants pour les étudiants, comme les petites annonces par exemple.

Mais le symbole le plus symptomatique de ces abus, toujours selon Philippe Santini, c’est la présence d’une banque, sur le campus-même. Il raconte d’ailleurs cette anecdote qui lui vient d’un des responsables de la banque, avec qui il avait eu une discussion : "Il m’a dit clairement que la banque située sur le campus ne rapportait pas beaucoup d’argent. Et que ça n’était, de toute façon, pas son objectif principal. Son objectif était, selon ce responsable, d’habituer les étudiants, qui auront plus tard de bons salaires, à l’utilisation des services bancaires de sa marque."

La disparition de la publicité est une utopie.

pub génération jeunesPour Philippe Santini, toute la publicité n’est pas à jeter. La publicité contre laquelle il milite, c’est avant tout celle qui a pour unique but de "manipuler les esprits pour créer un besoin de consommation, et donc de faire de l’argent." Car il avoue que l’idéologie qui se cache derrière le discours "anti-pub",  est clairement anticapitaliste. Mais il sait aussi que se débarrasser de la publicité est une utopie. "Nous avons tous été bercé par les slogans pour promouvoir tel ou tel produit. Et notre génération, plus particulièrement encore. Nous sommes d’ailleurs confrontés à des dizaines de publicités tous les jours, le plus souvent sans nous en rendre compte. Alors, la voir disparaître du jour au lendemain, ça n’est pas imaginable", explique t-il. Avant d’ajouter : "Il existe aussi de la bonne publicité, comme pour les événements culturels. Ce qui pourrait être imaginé, c’est de remplacer, sur le campus ou ailleurs, ces espaces de publicité par des lieux d’expression où l’on exposerait des œuvres d’artistes, par exemple…

En attendant, et pour s’ancrer un peu plus dans la réalité, Philippe Santini et ses collègues d’Attac-ULB comptent bien renouer le dialogue, clos depuis longtemps, avec l’Université au sujet de la présence de ces affichages publicitaires. "L’absence de dialogue sur ce sujet  était essentiellement dû à la position de l’ancien président de l'ULB, qui était très à droite. Mais avec la récente nomination d'Alain Delchambre en janvier 2011, de nouvelles portes pourraient s’ouvrir. Même s’il ne s’agit, malheureusement, que de discussions."  La publicité sur le campus de Solbosch semble donc encore avoir un bel avenir devant elle, tout comme les militants anti-pubs d’ailleurs.

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