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Festival du Court Métrage Etudiant !
Ce samedi 30 avril aura lieu la quatrième édition du "Polycule". Ce Festival du Court Métrage Etudiant, organisé par le Cercle Polytechnique, permet chaque année à une trentaine de jeunes réalisateurs de projeter leurs oeuvres de fiction ou d'animation et d'être jugé par un jury de professionnels des arts de la scène et du cinéma. Cinq prix, allant de 100 à 600 €, récompenseront les plus talentueux. Ouverture des portes de la Salle Dupréel (Bâtiment S) dès 18 heures. Plus d'infos.

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Une publicité très ciblée sur les campus PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sophie Poisson   
Vendredi, 04 Mars 2011 06:55
bernard AdriaensensTous les étudiants ne sont pas pauvres. Le budget que requière le minerval, les syllabus, les transports en commun pour accéder à l'université n'empêche pas nombre d'entre nous d'étudier... et de guindailler. Alors en quoi les étudiants feraient-ils une mauvaise cible pour les publicitaires? Et pourquoi les publicitaires n'auraient-ils pas accès au campus? Rencontre avec Bernhard Adriaensens.
 
 
La législation au sein des campus reste floue, même pour un expert en marketing, qui plus est professeur à la Solvay Business School. "Je ne sais pas quel décret empêcherait ou permettrait ce genre de chose", reconnaît Bernhard Adriaensens. Mais s'il n'y a pas de loi pour la Communauté française, cela doit se faire au sein même de l'université, c'est-à-dire au conseil d'administration. Dans tous les cas, il est bien difficile d'imaginer une position similaire avec la Communauté flamande.
 
pubicité distributeur coca-colaQuoiqu'il en soit, la publicité est présente au sein du campus, même si elle est parfois camouflée. Les plus avertis s'en rendent vite compte. Le professeur donne ainsi un exemple parmi tant d'autres, celui des distributeurs de boissons. "Au préalable, une affiche Coca Cola était placardée sur l'avant de la machine. A présent, c'est une publicité tout à fait neutre qui montre de l'eau avec des bulles. Mais on ne dit pas qu'il s'agit de Chaudfontaine, qui appartient au groupe Coca Cola", sourit-il.
 
Quels inconvénients si des éditeurs de livres, recommandés pour les étudiants, faisaient de la publicité pour ce qu'ils publient? "Personnellement, je ne vois pas en quoi ce serait gênant. Je dirais même au contraire, c'est peut-être le meilleur endroit pour le faire parce que si vous mettiez ce genre de publicité ailleurs, ça n'intéresserait probablement personne", rétorque Bernhard Adriaensens. La règle est la suivante: l'information diffusée sur un produit ou sur un service doit présenter un intérêt pour le public visé. "D'ailleurs, si vous informez les gens sur les choses qui ne les intéresse pas, vous perdez votre temps et votre argent", soutient-il.
 
 
 
Certains produits sont plus enclins aux étudiants
 
L'informatique est l'un des domaines privilégiés des jeunes. L'arrivée sur le marché de l'iPad 2 de Apple en est un exemple."On entend de plus en plus dire que ce sera bientôt le cartable de l'étudiant. L'iPad sera la plateforme sur laquelle vous aurez tous vos cours, sur laquelle vous travaillerez et ainsi de suite", insiste Bernhard Adriaensens. Néanmoins, il n'est pas le seul domaine  à faire ouvrir le porte feuille des étudiants. Le look vestimentaire reste de vigueur sur les bancs universitaires et le port du jeans aussi. "Quand je donne cours, de temps en temps je m'étonne qu'un étudiant porte autre chose qu'un jeans",  déclare-t-il avant de reprendre "alors ça ne m'étonnerait pas qu'une campagne de publicité apparaisse sur le campus et ça ne serait pas tout à fait mal venu". publicité jeans
 
Il faut cependant ne pas oublier que les publicitaires sont rarement les seuls dans leur secteur. La concurrence est rude. "C'est à celui qui fera la publicité la plus parlante, interpellante ou drôle", simplifie-t-il. Tous les moyens semblent bons pour se faire remarquer mais chaque support a sa spécificité. Des outils qu'il faut manier avec précautions. 

 

Une surveillance de tout instant

En 1930, ce sont les entreprises elles-mêmes qui ont commencé à mettre en place des codes d'autodiscipline. A l'époque, les gouvernements n'avaient pas encore songé à légiférer sur la publicité. Une action qui marque la volonté des acteurs de restreindre  eux-mêmes certains comportements jugés abusifs. "Quand c'est un règlement que vous vous donnez vous-même, vous allez être logique et vous allez le respecter", souligne l'expert. Un aspect sur lequel il s'est longtemps battu lorsqu'il était président du Conseil de la publicité belge. "J'ai défendu à la fois le droit de communiquer et à la fois vendu à tous les annonceurs l'autodiscipline. Donc oui, vous avez le droit de communiquer. Non, vous n'avez pas le droit de faire n'importe quoi!", résume-t-il.

Pour vérifier que certaines limites ne soient pas franchies, un Jury d'éthique publicitaire a été mis en place. Ce jury intervient lorsque des publicités flirtent avec la  loi, sont indécentes, ou encore poussent à un comportement anti-social. Tout consommateur peut faire appel à cet organe à partir du moment où il trouve que la publicité n'est pas conforme aux lois et aux codes d'autodiscipline. Lorsque le jury donne raison au plaignant, les médias doivent alors suspendre immédiatement la diffusion de la publicité. "Si elle ne passe plus dans les médias, on a déjà résolu une grande partie du problème", affirme le professeur.
 bal étudiant publicité
Une publicité omniprésente
 
Comment empêcher les étudiants de se retrouver face à de la publicité? La réponse de l'expert ne s'est pas faite attendre:" C'est impossible". Il explique alors que même un étudiant qui habiterait au sein même de la cité universitaire, serait obligatoirement confronté à de la publicité à partir du moment où il allume son ordinateur pour faire une recherche sur internet. De plus, le campus vend des journaux, des magasines, dans lesquels se trouvent de la publicité. Tout élément extérieur ne peut être retiré de l'enceinte du campus."Si l'on refuse la publicité, il faut alors refuser l'affichage tel que celui effectué pour les bals. Pour organiser ce genre d'évènement, les étudiants ont besoin de sponsors et par conséquent ils utilisent la publicité",  démontre le professeur.
 
Pour Bernhard Adriaensens, publicité rime avec information et information avec besoin. Les individus ont donc besoin de cette publicité qui est apparu lorsque le commerce est née. "Quand je vois des choses qui ne m'intéressent pas, je me dis que je m'en passerais bien. Mais de quel nom puis-je dire que ce qui ne m'intéresse pas, n'intéresse pas les autres non plus?!", interroge-t-il. La publicité doit donc être limitée. Elle l'est de plus en plus en terme d'images (comme c'est le cas avec la nudité), de messages et parfois même de marque (comme c'est le cas avec les cigarettes).Si on ne limite pas les lieux ni les cibles, ne reste-t-il pas que la quantité à diminuer?
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