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Festival du Court Métrage Etudiant !
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Débat sur la Crise : Une couleur, deux points de vue ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Adrien LELEU   
Mercredi, 27 Avril 2011 12:24

Comme promis, voici un compte-rendu de l’ambiance qui a régné lors de la rencontre-débat organisée par la Faculté des Sciences Sociales et Politiques (FSP) de l’ULB, tout juste un an après la chute du gouvernement fédéral.

Mardi 26 avril. Il est 19 heures. Le public s’installe et, très vite, les 420 places de l’auditoire Chavanne ont trouvé preneurs. Parmi les premiers rangs, outre le Recteur et le Président du Conseil d’Administration de l’ULB, on retrouve le Ministre fédéral, Paul Magnette, et la Présidente du Parlement bruxellois, Françoise Dupuis (tous deux Socialistes) ; plusieurs médias sont également présents… c’est que la FSP a déroulé le tapis rouge, au sens propre comme au figuré !

A 19h30, arrive le premier homme de la soirée, Johan Vande Lanotte, ponctuel et discret. Il est suivi, quelques minutes après, de son homologue francophone, Elio Di Rupo ; les photographes se pressent sur lui et mitraillent la poignée de mains des deux éminences socialistes. Immédiatement, le contraste est évident : le premier a la mine grave, vêtu d’un costard (chemise rose et cravate rouge, s’il-vous-plaît) ; le second est décontracté, col de chemise ouvert et pantalon jean’s.

Ensuite, le Doyen Jean-Michel Dewaele introduit la rencontre : “Un an après la chute du gouvernement fédéral, alors que nous constatons que la politique interpelle de plus en plus nos étudiants et que l’inquiétude monte dans la population, nous ne pouvions pas ne rien faire”. Et de promettre que la Faculté organisera d’autres débats avec d’autres partis. Le choix des intervenants de ce soir se justifie surtout par leur rôle clé dans les récentes négociations et, “à travers deux Socialistes, nous voulions également voir si le clivage linguistique primait sur le clivage gauche-droite”, ajoute le Doyen avant de céder la parole à Elio Di Rupo.

Le Président du PS prend place au pupitre et promet avec humour de ne pas trop excéder les quinze minutes imparties. Outre un lapsus révélateur de la longueur des négociations (“Ce parti (NDLR : la N-VA) que j’ai en face de moi depuis maintenant 10 ans… 10 mois”) qui a déclenché l’hilarité du public, le discours d’Elio Di Rupo n’est en soi pas nouveau : il martèle que les Francophones n’ont pas peur de nouvelles compétences, réaffirme que la Wallonie se redresse et que Bruxelles est une Région à part entière. Inlassable, il appelle au consensus et à la solidarité entre les Belges, “non pas en tant que Francophone mais en tant que Socialiste”... on sent beaucoup de regrets suite à l’échec de sa mission royale.

Quand vient le tour du Socialiste flamand, le discours est tout à fait différent : là où Elio Di Rupo a beaucoup parlé de son expérience de la crise, Johan Vande Lanotte retrace sa vision de l’Histoire de Belgique et de ce que veut la Flandre. Ses projets n’ont pas toujours été les mêmes, se souvient-il : “Lorsque j’étais Chef de cabinet de Louis Tobback en 1988, nous disions aux Socialistes wallons : “Vous ne voulez quand même pas tout régionaliser” mais, aujourd’hui, qui réclament plus de compétences ?” Et de conclure sa demi-heure d’exposé par un appel à “ne pas baser ses actions sur la peur, car tout ce qu’on craint finit toujours par arriver”, sous les applaudissements nourris du public.

Si l’on doit retenir quelques enseignements des questions-réponses qui ont suivi, c’est la divergence entre le caractère régionaliste d’Elio Di Rupo et celui plus communautaire de Johan Vande Lanotte. Mais les deux Socialistes s’accordent pour dire qu’il ne faut pas s’enfermer dans une “identité identitaire” (concept assez flou, il faut bien l’avouer) ; pour eux le volontarisme est la solution aux tensions communautaires... A les entendre plaisanter, il est évident que les deux hommes s’apprécient et que, à eux deux, la crise aurait été depuis longtemps résolue. Seulement voilà, ils ne sont pas seuls !

A.L.

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