Google n'aime pas Rio ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Aurélien Alotaux   
Vendredi, 29 Avril 2011 16:21
Alors que Rio de Janeiro s'apprête à organiser deux événements majeurs, la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016, les autorités accusent Google de discréditer la ville. En cause, les favelas seraient trop mises en avant sur les cartes du géant de l'internet. L'entreprise américaine a promis de réagir.

 

Rio de Janeiro veut se faire belle. En même temps, cela peut se comprendre. Accueillir la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016, ce n'est pas rien. Sans doute les deux événements les plus médiatiques et les plus populaires au monde (après, peut-être, le mariage du prince William). Les enjeux sont donc énormes. Des centaines de milliers de touristes sont attendus.

 La ville brésilienne souha ite alors mettre tous les atouts de son côté. Son carnaval, ses plages ou encore son stade Maracanã devraient aider. Mais quand l'on pense à Rio, l'image des favelas, aussi, surgit. Ces bidonvilles où des citoyens pauvres vivent et dans lesquels règnent souvent la violence et la drogue.

C'est d'ailleurs sur ce point que la ville brésilienne critique Google. Les quelque mille favelas, où vivent près d'un tiers des habitants de la ville, soit deux millions de personnes, prendraient trop de place sur ses cartes alors qu'elles n'occupent que 3,8% de son territoire. Elles ne mériteraient pas toute cette « promotion.
»

La ville de Rio de Janeiro accuse donc Google de ne pas la mettre en valeur sur ses cartes. Selon elle, Rio était réduit à un ensemble de favelas où les endroits touristiques les plus importants et les quartiers résidentiels n'étaient même pas représentés.

Google a promis, mardi 26 avril, de réagir et d'actualiser dans les six à douze mois ces dernières. Le directeur de Google Brésil, Felix Ximenes, avait alors fait part que « Google n'a jamais eu l'intention de discréditer Rio (...) le problème est le manque d'informations sur les cartes ». L'internaute, précisait-il, « pourra d'abord voir l'information la plus importante comme le nom des quartiers et, au moyen du zoom, les sous-quartiers avec leurs rues et seulement après les favelas. »

Les autorités peuvent donc être tranquilles. Google est aussi là pour valoriser le tourisme.

 

sources photos : traveltowork.net ; gva.be

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