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Enfants disparus: une diffusion à grande échelle grâce au web 2.0 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Livia Lumia   
Vendredi, 06 Mai 2011 11:41
Childfocus diffuse actuellement un avis de recherche sur Youtube, un des nombreux outils offerts par le web 2.0, que l'ONG utilise, certes, mais non sans précautions.

 

Depuis décembre 2009, Childfocus diffuse un avis de recherche sur Youtube, dans l'espoir de retrouver Solal Georis, un enfant de dix ans enlevé par sa mère israélienne en 2005, et actuellement toujours porté disparu. Dans cette vidéo, le père de Solal explique les circonstances de la disparition de son fils. L'enfant serait manifestement caché par une communauté juive ultra-othodoxe. Cette communauté étant active dans plusieurs pays, il importait de donner à l'avis de recherche une portée internationale. Childfocus a donc focalisé sa campagne sur la célèbre plateforme vidéo, accessible partout dans le monde. La vidéo y est traduite en plusieurs langues afin de toucher un public le plus large possible.

Childfocus n'en est pas à sa première campagne vidéo sur Youtube. En 2008, face à l'insuccès des outils de diffusion traditionnels (affiches, vignettes électroniques destinées aux professionnels de la sécurité et aux personnes de confiance, avis de recherche télévisuels, etc.), l'ONG décide de mener une campagne centrée sur la plate-forme vidéo dans le cadre d'une affaire d'enlèvement: le rapt de rois fillettes par leur père tzigane. "Nous n'avions aucune trace des fillettes, et nous savions que le père était violent, explique Dirk Depover, porte-parole de Childfocus. Nous supposions qu'ils avaient quitté la Belgique, et qu'ils se trouvaient dans le sud de l'Europe. La situation nécessitait une communication rapide, à grande échelle." Childfocus a donc décidé de poster sur Youtube une vidéo montrant une interview de la mère des fillettes, sur base de laquelle se sont développées d'autres campagnes locales. "Nous avons traduit la vidéo en plusieurs langues, ajoute Dirk Depover, pour qu'elle puisse être reprise par la presse internationale. Ainsi, dans chaque pays, l'histoire de la famille  est devenue une affaire locale." La vidéo a fait l'objet d'un grand reportage à la télévision portugaise. Quelques heures après sa diffusion, la police locale a reçu l'appel d'un témoin grâce auquel le père et les trois fillettes ont pu être localisés et interceptés.

Des précautions nécessaires

Ainsi le Web 2.0 est-il devenu un outil de première importance pour la recherche d'enfants disparus. Il est cependant utilisé avec beaucoup de précaution par Childfocus, car comme l'affirme Dirk Depover, "s'il est facile de créer le buzz, il est très difficile de le contrôler ensuite. La médiatisation d'une disparition requière une grande réflexion. Parfois, elle peut s'avérer contre-productive. Par exemple, si un jeune fugueur voit son avis de recherche rendu public, il peut être tenté de fuir plus loin." La protection de la vie privée est un autre élément à prendre en considération, d'autant plus lorsque l'avis est diffusé sur la toile, où les traces persistent très longtemps. Enfin, comme l'affirme le porte-parole de l'ONG, "il faut garder à l'esprit que plus la diffusion est large, plus les témoignages non pertinents et les informations 'à côté de la plaque' sont nombreux".

Ainsi l'ONG se montre-t-elle très parcimonieuse dans l'utilisation des réseaux sociaux, notamment. "Beaucoup d'avis de disparition circulent sur Facebook et Twitter. Il est difficile de faire le tri entre les avis sérieux et ceux qui ne sont que pure invention*. Nous sommes donc confrontés au problème de la crédibilité." En outre, après avoir circulé entre les mains de centaines voire de milliers d'internautes, les avis sont susceptibles d'avoir été modifiés. Childfocus n'utilise donc ces outils qu'en cas de grande nécessité, à savoir: si la vie de l'enfant est en danger, et s'il s'agit d'un danger imminent.

Dans ce cas de figure, Childfocus utilise également une autre plateforme informatique: le site web Childalert.be, réalisé en collaboration avec les différentes cellules compétentes, policières et judiciaires. En cas de disparition inquiétante d'un enfant, des alertes sont envoyées aux personnes inscrites sur le site, par mail ou par sms. Complémentaire aux autres outils de recherche, la Child Alert n'est activée que sur décision du magistrat chargé du dossier.

La présence des avis de recherche sur la toile demeurent néanmoins conséquente, et pour cause, les sites d'information en ligne reprennent très souvent les avis diffusés par les autres médias. "Nous privilégions ce système, déclare Dirk Depover, car l'information y est gérée par des professionnels, qui sont soumis à une déontologie, et qui ont les compétences nécessaires pour délivrer une information fiable."

Si l'utilisation des outils du web 2.0 implique de nombreuses précautions, elle n'en demeure pas moins un moyen de communication exceptionnel dans la recherche d'enfants disparus. Les évaluations en cours présagent une utilisation plus adaptée et systématique des multiples possibilités qu'offre la toile en la matière.

 * Pour vérifier si un avis de disparition circulant sur la toile est sérieux ou non, Childfocus recommande de visiter le site Hoaxbuster.com.

 

Livia Lumia

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