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Suite du cycle "Sex and the University", organisé par le centre de planning familial Aimer à l'ULB. Ce mardi 3 mai, c'est le droit à l'interruption volontaire de grossesse qui est mis en avant, avec la projection du film "If These Walls Could Talk" et les témoignages d'anciens et actuels médecins, accueillants et animateurs d'Aimer à l'ULB, pionnière dans la lutte pour le droit à l'avortement. L'événement aura lieu dans la Salle Dupréel. Plus d'infos.

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La preuve que la police abuse des réseaux sociaux PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Olympe Andreux   
Samedi, 07 Mai 2011 10:28
police facebookCes dernières années, les réseaux sociaux ont été utilisés dans le cadre d’enquêtes pour vente de stupéfiants, ou encore de détournement de mineurs. Si bien souvent les règles en matière de droit à la vie privée n’ont pas été bafouées, il arrive cependant que la police abuse de son autorité pour collecter des informations sur des personnes n’étant pas suspectes. C’est le cas de Gwenaëlle qui a vu son compte Facebook examiné au peigne fin…pour rien.
 
« Bonjour mademoiselle, vous êtes convoqué ce jeudi à la brigade des mœurs rue Colonel Bourg. Puis-je savoir pour quelles raisons, demande Gwenaëlle. Vous le saurez en tant voulu, lui répond l’enquêteur». C’est avec un coup de fil comme celui–ci que Gwenaëlle, étonnée et inquiète,  a eu son premier contact avec la brigade judiciaire. En arrivant dans les locaux, on lui explique que l’affaire concerne une connaissance à elle, qui est soupçonnée de détournement de mineurs. A ce moment précis, Gwenaëlle ne comprend pas vraiment les raisons de sa convocation puisqu’elle n’a plus eu de contact avec le suspect depuis deux ans. L’enquêteur lui explique que c’est une autre personne auditionnée auparavant qui leur a fait comprendre, qu’à l’époque, il aurait été proche à d’une « Gwenaëlle », sans préciser le nom de famille. La police a dès lors utilisé le moyen le plus facile et le plus rapide pour retrouver une connaissance…Facebook. Par chance pour eux, il n’y avait qu’une seule personne avec ce prénom dans sa liste d’amis. L’interrogatoire continue et, après un petit moment, l’enquêteur ouvre un énorme classeur et dit en souriant: « Alors comme cela vous n’aimez pas faire le ménage le samedi après-midi ». Gwenaëlle comprit aussi tôt qu’il s’agissait d’un ancien statut qu’elle avait posté sur le réseau social. En fait, le classeur contenait toute une série de profils de gens proche ou non du suspect. Dedans : photos, informations à caractère personnelles, et une partie du « mur » de chaque personne… Au bout de deux heures de discussion, l’enquêteur laisse Gwenaëlle partir car elle ne peut pas l’aider davantage.

La section des mœurs de la brigade judiciaire avait-elle le droit de collecter des informations personnelles concernant quelqu’un dont elle ne savait pas  encore si elle avait une implication dans l’affaire ? Non, il s’agit là d’un abus concernant le droit à la vie privée. La page Facebook  de l’intéressée était sécurisée, les enquêteurs devaient donc demander un mandat de perquisition avant de collecter des informations. On peut également imaginer que si le suspect connaissait cinq « Gwenaëlle », les cinq auraient subies le même traitement…Pourtant, des cas comme celui-ci ne sont pas rare. Comme l’a expliqué l’enquêteur à Gwenaëlle, les réseaux sociaux sont leur nouvel outil de travail. Il devient enfantin de retrouver des personnes, et cela permet parfois de faire avancer l’enquête. Mais où se trouve la limite si des hommes de loi enfreignent la loi elle même pour « faire avancer l’enquête » ?

La consultation des comptes Facebook devient de nos jours quasiment systématique. C’est une poule aux œufs d’or pour les enquêteurs qui ont sous la main une source active, réactualisée et presque collaborationniste de la part des internautes. Plus besoin de partir sur le terrain, il leur suffit désormais de rester derrière un écran d’ordinateur. La facilité est donc au bout de la souris, encore faut-il ne pas en abuser car un simple « click »  peut, depuis l’existence de Facebook, dévoiler toute une vie.
 
 
 
Source : Entretien
 

 
 
 
 
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