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Journalisme et réseaux sociaux sur le web : quelle cohabitation ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Claire Huysegoms   
Jeudi, 26 Février 2009 12:36

journalisme photo montageLes réseaux sociaux se montrent relativement efficaces pour diffuser rapidement des informations. Que l’on aime ou pas, le débat est ailleurs. Le phénomène existe bel et bien. Dès lors, comment doivent se positionner les journalistes face à ces nouveaux outils?

Mercredi matin encore, Twitter, une plateforme de réseaux sociaux permettant aux utilisateurs de dire ce qu’ils font en 140 caractères, a été le premier à annoncer qu’un avion s’est écrasé à Amsterdam. Ce n’est pas la première fois que ces types de plateforme prennent de vitesse les canaux d’information classiques. En effet, les photos du dernier crash aérien aux Etats-Unis nous sont aussi parvenues via Twitter. Et en primeur, s’il vous plaît !

 


Des avantages indéniables


Doit-on cependant, en tant que journaliste, s’émerveiller et s’approprier sans prudence ces nouveaux outils? Rien n’est moins sûr. Cependant, les réseaux sociaux offrent aux journalistes de nombreux avantages. Premièrement, ils leur permettent de toute évidence d’étendre leurs réseaux de connaissances. Mais ils leur offrent aussi la possibilité d’exercer une sorte de "veille" sur la toile.

Damien Van Achter, spécialiste des nouveaux médias à la RTBF nous livre d’ailleurs quelques conseils destinés aux journalistes : « Ils doivent se mettre à l’écoute et participer aux discussions sur les nouveaux outils numériques. Il y a énormément de gens qui partagent de l’information car ce sont des passionnés et parce que ce sont généralement des personnes très bien informées dans leur domaine. On ne peut pas être bon en tout, les journalistes les premiers. Ils ne doivent pas hésiter à demander l’avis des autres. »


Autre avantage, la vitesse. Les réseaux sociaux prouvent chaque jour leur grande efficacité en la matière. Le côté séducteur de ces nouvelles technologies est également un facteur à prendre en compte. Pouvoir consulter les mises à jour sur son "iPhone" ou sur tout autre objet
nomade à la mode reste très attirant et pratique, également pour les journalistes.


Réseaux sociaux : une mine de dangers


Mais les inconvénients que présentent Twitter, Facebook, Myspace et compagnie existent eux aussi et font grincer les dents de certains spécialistes des médias. En ce qui concerne le traitement de l’information, le défaut principal de ces plateformes est le peu de fiabilité des sources. Comme le rappelle François Heinderyckx, professeur de communication à l’ULB, « Il est préférable de se montrer prudent et de ne pas se laisser séduire aveuglément par les réseaux sociaux. La course à la vitesse peut engendrer des dérives journalistiques graves. D’autre part, recevoir de l’information fragmentée peut se révéler également très usant pour les citoyens. ».

De plus, le fait que les journalistes participent et "veillent" sur ces sites pourrait aussi leur fait perdre leur temps pourtant si précieux. Ils pourraient aussi se faire berner par l'effet de rumeur. La précipitation des utilisateurs diffusant n'importe quoi à tout-va et plus vite que leurs souris est en effet parfois bluffante. Les réseaux sociaux ont donc un côté contre-productif en ce qui concerne le journalisme. Ainsi, il vaut mieux éviter ce genre de pièges lorsqu’on se lance à la quête d’information sur ces différents sites.


Le rôle des journalistes : faire aussi le tri des "twittages" intempestifs


Afin de faire le tri dans ce flot d’informations, il reste heureusement le travail intellectuel des journalistes. L’avis de nos deux spécialistes des médias se rejoignent d’ailleurs sur ce point. « L’intérêt d’une information, c’est la valeur ajoutée par le journaliste qui fait comprendre l’actualité. Twitter n’explique pas », nous affirme François Heinderyckx. Pour pallier les travers des réseaux sociaux tout en profitant des services qu’ils peuvent fournir aux journalistes, une grande prudence est donc vivement conseillée, comme le rappelle Damien Van Achter qui reste tout de même favorable à l’utilisation de ces plateformes dans le milieu journalistique : « Bien entendu, il faut recouper les sources. Mais cela reste tout de même fort utile d’être à l’écoute des réseaux sociaux. Là où ça va changer, c’est quand on rentrera vraiment dans un modèle collaboratif où les journalistes prendront le plein pouvoir des outils numériques, ce qui n’est pas encore le cas pour l’instant. »


La course à la vitesse VS le retour à l’analyse


Mais finalement, que demande le citoyen ? A ce débat, deux visions complémentaires sont possibles. D’un côté, notre société de l’instantanéité pousse de plus en plus les gens à consommer l’actualité en mode « fast-news ». Les réseaux sociaux s’inscrivent dans cette tendance à zapper abondamment de média en média, de manière déstructurée.

D’un autre côté, il existe un autre public, une autre demande croissante qui est de recevoir de l’actualité plus fouillée. L’exemple du trimestriel XXI est frappant. Ce recueil d’articles va à contre-courant de toutes les pensées dominantes en termes de marketing de l’information. L’anticonformiste XXI prône le long, le recul, l’illustration, la photo, le papier, tout en ayant un prix (15 euros) et cela fonctionne ! Selon François Heinderyckx, « Les futurs pionniers seront ceux qui réinvestiront dans le contenu car le public va se lasser tôt ou tard de la fragmentation de l’information. » La machine à traverser le temps n’étant pas encore sur le marché, il ne nous reste plus qu’à rester attentif à ces diverses évolutions passionnantes du journalisme.

 

 

 

 

Ecoutez les conseils de Damien Van Achter :

 

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