Actualités

Les médias sont-ils libres?

"Les médias sont-ils libres ?", c’est la question à laquelle tenteront de répondre Jean-Jacques Jespers (ancien journaliste et professeur à l’ULB), Michel Collon (journaliste indépendant) et Thierry Fiorilli (éditorialiste-journaliste au quotidien “Le Soir”) au cours d'une conférence-débat ce 26 avril à l’Université Libre de Bruxelles. Plus d'infos

Qui est en ligne ?

Nous avons 23 invités en ligne

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous sur FacebookSi vous voulez nous suivre sur Twitter

Statistiques

Membres : 144
Contenu : 1850
Liens internet : 3
Affiche le nombre de clics des articles : 2360043

Rédaction

. Se connecter
Pas prostituée, juste occasionnelle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Anaïs Sorée   
Mercredi, 04 Mars 2009 17:35

Pour survivre ou par choix, certains hommes et certaines femmes se prostituent… périodiquement. Le journaliste Christophe Reyners a rencontré ces « occasionnels ». Des témoignages à découvrir ce mercredi 11 mars, à 21h30 sur la Une, dans le cadre de l'émission "C'est la vie en plus" .

Une étudiante, une masseuse africaine, un travesti, une mère de famille au chômage, un jeune inscrit au CPAS,… Ils sont nombreux, onze au total : huit femmes et trois hommes. Tous vivent en Belgique même si leurs horizons sont divers. Pour eux, la prostitution, c’est occasionnel. Ils racontent leur activité hors du commun dans le documentaire de Christophe Reyners. Ce reportage consiste en une série de portraits. Il sera diffusé mercredi 11 mars à 21h30 dans l’émission « C’est la vie en + », sur la Une.

Ce n’est pas la première fois qu’un documentaire est consacré à ce sujet. Christophe Reyners a, d’ailleurs, déjà eu l’occasion de le traiter dans un autre documentaire intitulé « Le pornographe ». Celui-ci racontait la vie d’un réalisateur liégeois de films x. Dans « Les occasionnelles », l’angle choisi par le journaliste est à nouveau très spécifique. « Je veux traiter la prostitution autrement. Je suis contre les préjugés. Au contraire, j’essaie toujours de montrer les nuances dans mon reportage, en partant de situations particulières», explique le journaliste.

Le travail de réalisation, du repérage au montage, a duré sept mois. « J’ai pris beaucoup de temps pour rencontrer les personnes que l’on voit dans le reportage », raconte-t-il. Tous les témoins apparaissent à l’écran, à visages découverts, alors que certains cachent leur activité à leurs proches. « A ce sujet, j’ai voulu leur laisser du temps pour qu’ils prennent le soin d’y réfléchir. Je n’avais pas non plus envie qu’ils se défilent, une fois le tournage terminé. Mais il est clair qu’un témoignage non-masqué permet de susciter une forte empathie de la part des téléspectateurs », admet-il. Aucun commentaire n’accompagne le reportage. Le téléspectateur découvre donc cette réalité brute.


« Il faut bien survivre »


Même si chaque histoire présentée dans le reportage est particulière, la plupart des témoins se sont lancés dans la prostitution à cause du manque d’argent. Certains vivent avec moins de six cents euros par mois. La prostitution est, selon eux, la seule solution. « Il y a les factures à payer... Et puis, il faut bien survivre », explique cette dame à l’âge déjà bien avancé. L’étudiante filmée dans le reportage, elle, a besoin de cet argent pour financer ses études. Dès que leurs problèmes financiers seront terminés, elles ne souhaitent toutes deux qu’une chose, c’est arrêter. Quant à Kevin, l’éternel amoureux des femmes, il ne se prostitue plus depuis qu’il a trouvé du travail et l’élue de son cœur. Ce n’est pas le cas de Marie-France qui attend toujours l’aide du CPAS.

D’autres témoins ont choisi cette voix car c’est la seule manière qu’ils ont trouvé pour vivre leur sexualité atypique. Dans cette situation, on retrouve Axelle qui se travestit mais qui n’ose pas l’avouer à sa grand-mère. Il y a aussi cette dame pour qui dominer est une jouissance et un moyen de se venger « de tous ces connards » avec qui elle a partagé sa vie. Ou encore ce couple qui vient de monter une entreprise « familiale » d’escorte qui n’engage que des prostituées occasionnelles.


Un client handicapé


De l’autre côté, il y a les clients. Le reportage en montre un seul à visage découvert. Il est handicapé et souffre de ne pas avoir de sexualité épanouie. Faire appel à des professionnelles, mêmes si celles-ci ne le font qu’occasionnellement, est, pour lui, la seule manière de combler le vide. « C’est difficile de concevoir que je paie pour de l’affection, mais c’est le seul moyen. Quand on sort le portefeuille, ça fait mal car on sait que quand elle s’en va, on ne reste qu’un client », explique-t-il.

Bien que le documentaire de cinquante-deux minutes pointe du doigt des situations difficiles, le réalisateur n’a pas eu directement l’envie de sensibiliser le public. « J’ai d’abord voulu montrer comment ces gens vivent et pourquoi ils se prostituent. Je n’ai pas la prétention de dire que je fais un travail de sensibilisation. Mais après coup, c’est vrai que ça y ressemble un peu, même si c’est indépendant de ma volonté », analyse-t-il.

Dans ce reportage, ce ne sont pas les images qui choquent, mais la réalité qu'elles montrent.

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
gwen  - choquant   |91.177.63.xxx |2009-03-12 09:32:25
Je trouve ca choquant de montrer ces gens la à la tv d'autant plus que kévin
est un des mes ex petit copain.Et que je ne savais pas qu'il aurait pu un jour
faire ca. gwen
Logan   |213.213.215.xxx |2009-03-12 23:54:53
Est il possible de revoir ce reportage?
Merci
Logan   |213.213.215.xxx |2009-03-12 23:55:26
Est il possible de revoir ce reportage?

Merci
mulot marie  - reportage   |92.132.2.xxx |2009-12-12 22:06:49
avez-vous vu le reportage?
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
Saisissez le code que vous voyez.

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
Web Design by MangoGem A Division of U.E.G.U.E.G. .Valid XHTML and CSS.