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Etudiants engagés, c’est du passé ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Halima Benhaddou   
Jeudi, 29 Octobre 2009 16:29
Jadis, l’université était un lieu où les étudiants n’hésitaient pas à clamer haut et fort leurs opinions. Un militantisme pur et dur. Aujourd’hui, ce constat n’est-il pas différent?  L’université est-elle devenue la plateforme vers une vie bien tranquille, celle qui nous assure un avenir paisible ? Alors, être un étudiant engagé, c’est dépassé ?

Il est vrai qu’il est rare de voir les étudiants milités ou défendre une cause qui leur tient à cœur. Les uns se pressent aux bibliothèques pour préparer leurs examens approchant à grands pas, les autres préfèrent tout simplement profiter de la vie de folklore que propose l’université.  Or, aujourd’hui, d’importants changements touchent l’université, leur université. Alors devant de telles modifications, les étudiants vont-ils élever la voix et faire part de leurs revendications ou tout simplement accepter les décisions sans broncher ? Pour Pablo, président du cercle des étudiants de gauche actifs, ce manque d’engagement politique s’explique surtout par un manque d’information. « Les étudiants ne sont pas informés de ce qui se prépare autour d’eux. Notre rôle à nous c’est donc de les informer. D’ailleurs, une rencontre a eu lieu entre les différents cercles afin de se mobiliser et d’informer les étudiants des questions qui se jouent et de l’avenir de notre université face à  des politiques comme la privatisation de l’université. »

Mai 68 semble loin…

Le temps où les étudiants se réunissaient pour clamer haut et forts leurs idées est-il si loin ? Pour Gerald Renier, du BEA (Bureau des Etudiants Administrateurs), la militance a peut-être tout simplement pris des formes différentes. « Je pense que l'engagement est cependant, sensiblement différent. L'étudiant a de nouvelles approches à la militance. Maintenant, il est vrai que la société, dans son ensemble, évite la contestation, étudiante ou syndicale. Le "politiquement correct" est très prégnant parmi les militants. Ils préfèrent l'action symbolique ou ludique à la grève ou la manifestation. Ce comportement n'est pas seulement du aux militants, il est aussi du aux publics, moins en faveurs des actions chocs. »

Un militantisme organisé

Si les étudiants sont peut-être moins engagés politiquement que leurs ainés, il n’en reste pas moins qu’ils n’hésitent pas à s’élever lorsque certains sujets les touchent plus particulièrement. « Si l'on parle de l'engagement de tous les jours, les cercles politiques et les délégations étudiantes, ne manquent pas de membres. Ils sont fondamentalement "organiser". La différence majeure, quand on compare avec Mai 68, c'est qu'on ne peut comparer les mouvements étudiants qu'à d'autres moments "d'effervescence". De façon générale, l'étudiant s'engage, pour les causes auxquelles il attache de l'importance. Les mouvements face à la marchandisation ou en soutien aux sans-papiers en est la preuve, les rassemblant par centaine et de façon prolongée. C'est là que le slogan soixant-huitard "Mai 68, début d'une lutte prolongée" prend tout son sens», insiste Gerald Renier.

L’université un lieu de débat ?

L’université a toujours encouragé le débat mais jusqu’où et sur quelles questions ? Pour Pablo, président du Cercle des Etudiants de gauche actifs, l’université ne donne la parole aux étudiants que sur certains points précis. « Il est vrai que nous avons une représentation au conseil d’administration, mais à hauteur de 20%, ce qui est très peu finalement vu le nombre d’étudiants (20 000). De plus, sur des questions comme la gestion de l’université. Nous n’avons pas notre mot à dire, ce qui n’est pas juste », constate Pablo.

Il est clair que dans un avenir proche, de nombreux changement vont s’opérer à l’université et la marchandisation de l’enseignement va peut-être pousser certains étudiants à se découvrir une âme de militant, c’est une affaire à suivre…
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